Autorité et ses croyances.

Continuons nos recherches sur l’autorité. Je viens de lire un article sur la psychologue Anne Bacus qui nous propose de revoir les idées reçues que nous avons pu emmagasiner dans

nos jolies têtes.Vous êtes partant ? Je vous propose de voyager avec moi sur certaines convictions que nous pouvons posséder et soit se conforter dans notre jugement ou bien se remettre en question en changeant de chemin.

La première idée reçue :

Les pères sont plus doués pour l’autorité que les mères.

Anne Bacus se prononce pour le faux en laissant un petit vrai dans l’ombre. Le père n’est pas plus doué que la mère pour exercer l’autorité. En revanche, la voix , l’allure imposante de l’homme provoque un interdit mieux reçu surtout chez le tout petit. Au contraire de la mère qui est généralement plus douce dans le son de sa voix, mettant moins de conviction dans ses capacités à se faire obéir.

Devrions-nous revenir à l’ancestral partage des tâches? Papa chef et maman câlin ? Non !
Les deux doivent s’atteler ensemble à cette tâche complexe. Tous deux ont l’assurance de pouvoir faire les câlins, de cocooner leur enfant, mais en gardant bien en tête quà un moment ou l’autre ils devront devenir les parents autoritaires nécessaires à l’enfant.

Cela me rassure sur mon observation de la famille et de la place que j’ai en tant que AM.
Je sais dire plus facilement non aux petits mousses que je garde qu’à mes enfants. Ma bataille est plus difficile avec ces derniers, mon ado et mon pré-ado sachant aussi bien s’y prendre avec moi.

Deuxième idée reçue :

La fessée aide à se faire obéir.

Je réponds non ! La fessée n’aide en rien. Anne Bacus est du même avis et tout comme elle
je pense que la fessée est signe d’impuissance chez l’adulte.

Oh, je ne cache pas que ma main a atterri sur les fesses de mes enfants au moins une fois. Cela est arrivé par la peur que j’ai pu ressentir, par le danger que mes enfants ont provoqués eux-mêmes. Comme par exemple, traverser la rue sans regarder.

La psychologue en parle dans son article. Elle la nomme « fessée exceptionnelle« . Cette fessée n’est pas la solution , mais n’a pas d’effet catastrophique.

Anne Bacus explique que nous pouvons utiliser le regard et prendre un ton de voix plus grave. J’agis ainsi avec mes enfants, je leur prends le menton et les regardent droit dans les yeux et parle d’un ton très ferme. Cela fonctionne, je peux vous l’assurer.
J’agis ainsi avec mes mousses sans leur prendre le visage et cela fonctionne également, mais je n’ai pas le même ton de voix qu’avec mes enfants.

La phrase magique <<Non tu ne fais pas cela>> est efficace, mais il faut la répéter.

Troisième idée reçue :

Il ne faut pas punir un jeune enfant.

Faux.

Anne pense que le mot punition fait peur aux parents surtout concernant l’enfant de 18 mois à 2 ans. Je pense que la punition est nécessaire pour bien faire comprendre à l’enfant que lorsqu’il commet un acte interdit, cela entraîne des conséquences pas agréables pour lui.

Comme le précise la psychologue, la punition doit s’appliquer au moment même où l’interdit est transgressé. Sinon l’enfant ne comprendra pas puisque qu’il a du mal à se repérer dans le temps, à part pour manger.

Il faut aussi que la punition soit bien en fonction de l’interdiction. Exemple : l’enfant jette ses gâteaux par terre le goûter se termine là, mais on ne le prive pas de son dessin animé.

Quatrième idée reçue :

Mieux vaut toujours être d’accord sur les interdits entre parents.

Vrai et un peu faux.

Les parents doivent être en accord sur les grandes lignes de la vie quotidienne. Heure du coucher, comment se tenir à table, la politesse etc.

Ne jamais perdre de vue de ne pas se discréditer devant l’enfant si l’on n’est pas d’accord avec la punition ou l’interdiction. Isolez-vous ou attendez le soir pour en débattre entre vous, loin des enfants.

Gardons aussi à l’esprit le fait que certaines interdictions ne sont valables qu’en présence de l’un des parents. Il n’a pas le droit de sauter le grand muret avec maman, mais avec papa oui si le tient fort. Ou le contraire: papa ne veut pas, mais maman si. L’enfant découvrira en douceur les différences.

Cinquième idée reçue :

Les grands-parents doivent être solidaires en matière d’autorité :

Je réponds sans faire intervenir Anne Bacus et je vous propose un vrai et faux, un mélange.

Bien sûr nous attendons de nos parents qu’ils suivent nos convictions sur notre autorité. Je pense que cela est important, mais ils doivent l’aborder autrement. Ils doivent nous soutenir, mais aussi être un îlot de liberté pour les petits bouts. Et puis le rôle des grands-parents c’est de gâter leurs petits enfants.

Nous ne voulons pas qu’ils mangent de bonbons, car cela n’est pas bon. Eh bien Papy en propose un de temps en temps à son petit enfant en lui rappelant qu’il ne doit pas en manger tout le temps.

L’image des papys et mamies est importante et construit aussi l’enfant.

J’espère vous avoir fait réagir et que vous allez me donner vos ressentis sur ces idées reçues. À vos claviers !!!


11 réflexions au sujet de « Autorité et ses croyances. »

  1. oui je réagis, très bien : je suis tout à fait de ton avis. moi j’ai eu 3 filles en 5 ans, et mon mari était en déplacement à l’étranger toutes les semaines. donc il a bien fallu que je sois ferme et que je joue le rôle de l’autorité. ce n’est pas le plus agréable de tout porter sur soi, le week-end, il avait le beau rôle. bref, mes filles me craignent bien davantage car c’est moi qui dit non. sinon pour la préado et l’adolescence, c’est un domaine à part, souvent à cette période les jeunes s’autorisent tout ce que les parents leur avaient interdit pour couper le cordon, c’est hyper dur pour les parents -aussi- mais je l’ai vécu, quand ils deviennent adultes, ils nous aiment bien davantage et on s’aperçoit qu’ils tiennent énormément compte de nos conseils !!! c’est un péché de ne pas recadrer son bébé. une irresponsabilité. à mon avis.

    • Pascale j’ai eu le même souci avec ma famille, mon mari fait les trois huit et cela est assez compliqué. J’ai dû gérer les deux rôles bien souvent. Mes enfants ne me craint point. Ils sont ouverts et nous parlons beaucoup. J’essaie de garder mon autorité pour les guider encore sur d’autres chemins et ma fille me comprend. Le petit lui est encore mon petit homme et donc cela est plus compliqué, mais tu as raison Pascale en grandissant ils nous aiment encore plus.

  2. Bravo pour ton article!!
    Voici mes réflexions sur le sujet
    1ère idée : suis d’accord avec toi, l’autorité n’est pas réservée au père!!! J’ai horreur d’entendre la mère dire « tu vas voir ce soir quand je le dirai à ton père ».
    2ème idée : un grand NON mais ça peut arriver par gros stress… mais ça soulage seulement le parent et ça ne résoud rien…
    3ème idée : Faux, suis OK avec toi. Les enfants ont besoin de limites et la punition permet d’acter le fait que l’enfant a dépassé la limite.
    4ème idée : Les grandes lignes doivent être communes avec possibilités de variations (comme dans ton exemple de marcher sur le grand mur : possible avec le père mais pas avec la mère).
    5ème idée : Décidément suis encore d’accord avec toi ;-)) Les grands-parents ont une + grande marge de manoeuvre sans pour autant tout laisser passer!

  3. bonjour,
    je suis tout à fais d’accord, l’autorité est importante aussi en famille, les deux parents doivent avoir le même point de vue sur comment élever ses enfants.
    pour ce qui est de la fessé elle n’est pas nécessaire quand on apprend a un âge très jeune aux enfant ce que veux dire le mot NON !! quand le non est autoritaire pas besoin de punir n’y de fessé.

    Merci;
    Comment vas tu Maryse?

  4. Ce n’est pas avec moi que tu vas débattre puisque j’ai la même vision des choses que toi 🙂
    Les règles sont nécessaires et l’autorité pour les faire respecter aussi. C’est ce que cherche l’enfant, même s’il est frustré sur le moment.
    Et il est important aussi qu’il saisisse les nuances en fonction de son environnement (être chez ses parents, ses grands-parents, son AM, …) et des conditions (en pique-nique on a le droit de manger avec les doigts mais pas quand on est à table, par exemple) même si ce sont les mêmes personnes qui donnent les règles.
    Ca lui donnera une « adaptabilité » pour plus tard dans sa vie.
    Bonne fin de vacances Maryse ! (et arrête de penser à tes petits mousses ! 😉 )

    • Ben Emilie je te remercie pour ton exemple, cela permet de mieux comprendre mes idées je trouve ( trop tard je vais rapporter pleins d’idée déjà )

  5. Je suis d’accord avec toi
    l’autorité doit être partagé

    la fessée n’aide en rien, juste a faire peur et mal

    pour la punition, tout est en la définition du mot punition, dans ton exemple tu stop le gouter, la je suis ok, moi j’aime pas trop le terme de punition, je dirais plutôt lui expliquer et lui montrer les conséquences de ses actes c’est plus long mais moins fort que le terme punition

    etre d’accord sur les grandes lignes mais egalement différent je trouve cela important mieux faut être différent que l’autre mais en accord avec soi, tant que cela n’emmène pas de conflits

    les grands parents doivent les gâter ok, mais je pense qu’ils doivent aussi faire attention que leur actes ne doivent pas être en total oppositions avec l’éducation qu’on veut donner a nos enfans

    • Coco le mot punition pour moi n’est pas fort et ce n’est pas sa définition qui est importante, c’est le sens que nous y mettons. Une punition possède plusieurs degrés et c’est quand le degré est énorme que cela ne devient plus une punition. Les enfants doivent avoir un mot sur l’acte qui leur fait comprendre qu’il y a des limites.

  6. Pascale j’ai eu le même souci avec ma famille, mon mari fait les trois huit et cela est assez compliqué. J’ai dû gérer les deux rôles bien souvent. Mes enfants ne me craint point. Ils sont ouverts et nous parlons beaucoup. J’essaie de garder mon autorité pour les guider encore sur d’autres chemins et ma fille me comprend. Le petit lui est encore mon petit homme et donc cela est plus compliqué, mais tu as raison Pascale en grandissant ils nous aiment encore plus.

    Rhoo Isabelle tout pareil 🙂 Merci pour le compliment.

    Bonjour Daisy ! je vais très bien et j’espère que toi aussi, merci pour ton point de vue !

    Ben Emilie je te remercie pour ton exemple, cela permet de mieux comprendre mes idées je trouve ( trop tard je vais rapporter pleins d’idée déjà ;))

    Coco le mot punition pour moi n’est pas fort et ce n’est pas sa définition qui est importante, c’est le sens que nous y mettons. Une punition possède plusieurs degrés et c’est quand le degré est énorme que cela ne devient plus une punition. Les enfants doivent avoir un mot sur l’acte qui leur fait comprendre qu’il y a des limites.

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