la Douce Violence, nous continuons ?

9782850088667FSContinuons de papoter sur la Douce Violence, vous voulez bien?

Madame Christine Schuhl nous conduit vers le sujet du caprice, le caprice existe ? Non pour certain. L’enfant s’exprime pour nous faire comprendre quelque chose, pour nous exprimer qu’il ne va pas bien. Si l’enfant entre dans une grosse colère cela veut dire qu’il se perd, ne se retrouve pas.

Mes mousses entrent dans de sacré colère parfois et je suppose souvent qu’ils vont grimper une marche, vous savez mes fameuses marches !  Et bien je suis sur le bon chemin, quand j’écoute Christine Schuhl.

Mais comment faire pour le calmer ? Surtout ne pas crier, cela ne sert à rien, vous savez comme quand les enfants qui crient et que nous avons tendance à leur crier de se taire, une petite parenthèse, la communication gestuelle est très agréable à ce moment-là, car je signe en parlant doucement et cela fonctionne assez souvent.

Je reviens sur notre sujet, ne pas crier, lui parler doucement, lui proposer de respirer doucement, souffler avec lui et surtout lui dire que nous sommes là pour lui, moi je leur explique que je comprends, mais que parfois je ne peux rien faire, mais qu’ils peuvent pleurer si cela leur fait du bien.

Pour continuer, parlons des repas, ah ces fameux repas, si vous voulez relire les idées que j’ai sur ce sujet, voici le lien ici. Donc ce n’est pas la peine de forcer les enfants à goûter, leur proposer simplement, parfois ils ne voudront pas un lundi et un jeudi suivant ils goûteront, aimeront et puis un autre lundi ils n’aimeront plus. Donc pas la peine de se prendre la tête. L’enfant ne veut pas manger un plat et bien ne le privons pas des autres plats. Laissons le temps au temps.

De même, ne pas le punir en le mettant dans son lit en disant tu n’es pas sage, alors au lit, car l’enfant finira par assimiler lit=punition. Pourtant, parfois j’aimerais les mettre dans leurs lits mes mousses ^^.

Nous devons faire bien attention aux mots que nous utilisons, exemple quand un enfant mange salement (ne prenez pas mal ce mot) nous avons tendance à lui dire tu manges comme un cochon, l’enfant prend le mot cochon au sérieux et lorsque nous lui lisons une histoire où se trouve un cochon et bien il va se prendre pour un cochon et oui je l’ai déjà dit aux mousses , oups !! Vous voyez que rien n’est évident.

Ce qu’il faut bien savoir aussi c’est qu’il faut bien utiliser les mots, comme par exemple si nous disons aux enfants : je te prends la main, prenez-lui bien la main et pas le bras. Il faut toujours aller au rythme de l’enfant, prendre le temps de suivre son pas.

Pour les enfants nous sommes un phare, un repère, il est donc important d’en prendre conscience et se mettre à la hauteur des enfants. Christine Schuhl nous parle d’une crèche où les enfants restent prêts du groupe de professionnelles, elles discutent toutes dans un même endroit. Les enfants sont tous regroupés autour des femmes, alors elles se déploient et chacune va dans un coin de la pièce, donc les enfants se sentent en sécurité et s’éparpillent.

Nous devons transmettre les journées des enfants aux parents, n’hésitons pas de préciser aux parents les efforts, les compétences qu’ils ont acquis, soyons bénéfiques pour l’enfant, nous devons le motiver doucement, mais le motiver et ne pas oublier de le faire participer à la discussion.

Notre autorité aussi diffère parfois de celui des parents, quand ils nous demandent de ne pas faire telle ou telle chose, comme ne pas donner le doudou, ne pas répondre à l’enfant qu’il n’aura pas le doudou, car sa maman ne veut pas, essayons de composer sans donner une image négative des demandes de la maman.

Mais surtout ne pas hésiter et surtout le faire, discuter de vos idées, votre vision sur l’autorité chez vous, nous ne pouvons pas tous avoir le même regard sur l’éducation, ce qui compte c’est de mettre en place une entente qui permettra à l’enfant de ne pas se perdre et le perturber.

Parlons de la punition, pas facile..il faut bien se mettre au niveau de l’enfant, se baisser, le regarder dans les yeux pour lui expliquer la punition, si nous voulons en donner une, prenez la même attitude pour lui dire non et que ce non soit franc et net. L’enfant à besoin de rencontrer une résistance, ses fameuses barrières, pour qu’il se construit.

Nous devons essayer d’écouter l’enfant et ne pas devancer où imaginer ses pensées si 9782850087493FSnous ne savons pas, mais essayons de verbaliser ses colères si nous le comprenons. Prendre ses soucis au sérieux, pour que l’enfant trouve sa place.

Voilà, l’article sur la douce violence est terminé, j’espère vous avoir apporté de nouveaux regards sur les enfants et ouvert de nouvelles discussions et de nouvelles curiosités !

 

 

 

 


16 réflexions au sujet de « la Douce Violence, nous continuons ? »

  1. Ouh là, et c’est faisble tout ça… c’est bien d’avoir toutes ces pistes, ça permet de se questionner et de se remettre en question. Mais au quotidien… J’admire celle qui font preuve d’une telle patience que j’avoue il me manque parfois. Et puis certaines choses marchent avec des enfants et d’autres pas. Ne pas tomber dans l’angélisme, avoir de l’autorité, mettre des limites, et tout verbaliser. Je m’y perd un peu parfois. Sans oublier qu’il faut tenir compte des priorités éducatives des parents! Ces livres sont bien pour donner des pistes d’éducation mais quelquefois font plus de mal que de bien. On se retrouve face à des parents qui ne veulent plus entendre que leur enfant a été pénible (eh oui ça arrive!). ça ne rend pas leur petit bout monstrueux pour autant, on ne les aime pas moins mais on ne peut pas tout justifier par la volonté de l’enfant de dire quelque chose. Vais- je m’attirer les foudres en disant cela?
    Agnès Articles récents…Qui suis je ?My Profile

    • Non loin de là Agnès je suis de ton avis, c’est pour cela que j’aime les formations, car j’apprends souvent beaucoup de choses, mais je prends ce que mon instinct me dit. Comme toute chose il faut en prendre et en laisser 🙂 il faut s’adapter suivant les comportements et les visions des parents et heureusement que chaque enfant est unique c’est ce qui rend notre travail fascinant et oui être professionnelle c’est de s’adapter aux enfants et de trouver les solutions à leurs comportements, suivant notre vision 🙂

  2. Alors comme je l’ai déjà dit, je suis « dans MONTESSORI  » en ce moment. Je lis beaucoup sur sa pédagogie ( d’ailleurs elle affirme effectivement qu’un enfant qui fait  » un caprice » est un enfant qui a une perturbation intérieure, qui souffre en fait et que nous en tant qu’adultes comme nous n’arrivons pas tjrs à comprendre cela, nous avons fini par dire que c’etait des caprices !) et cela me remet en question tout le temps par rapport à l’autorité. Néanmoins je ne suis pas d’accord sur tout avec elle et parfois je me dis  » peut être avons nous été trop formaté et ce, depuis des années sur le comment éduquer  » ? Bref tout ça pour dire que non Agnès tu ne vas pas t’attirer les foudres en étant sincère. Moi aussi parfois ( justement à force de lire et d’entendre tant de choses ) j’y perd mon latin 🙁
    Pour en revenir à ton article Maryse, car je suis là pour ça :)) c’est bien intéressant et à chacune de prendre un peu de ce qui l’intéresse. Bises Maryse

    • Voilà, tu as tout dit ma belle et cet article est simplement là pour vous donner des idées, des indices et vous faire connaitre la douce violence, à vous de faire comme vous le sentez ensuite 😉

      Bises !!

  3. MERCI Mayse pour cette article et oui moi aussi j’essaie la methode montessori j ai été a une conference « de l’estime de soi chez le petit « cette semaine et le plus important se n’est pas de faire comme les livres mais d’essayer de tester certaines façons le principal c’est que nous nous sentons bien dans la pratique de notre travail avec les lutins et leurs parents et oui moi aussi il m’arrive de dire tu manges comme une petite cochonnette mais lutins martiens y on eu le droit et non ils sont pas devenu des cochons pour autant…
    Le bien est de se remettre régulièrement en questions c’est peu etre la raison qu’on aime notre travail mais ne devenons pas les clones de tel ou tel écrivain soyons nous même.
    bonne journée bon week end à tous

    • Voilà tu viens de donner toi aussi ma belle un plus sur cet article et je suis d’accord avec toi !! Bon discourt et je le dis sincèrement 🙂

      Bisess

  4. Re bonjour!
    Je respecte beaucoup de ces règles, cela vient de mon éducation et ma sensibilité (pas des livres) mais comme dit Agnès pas toujours possible. Chaque situation et ses participants sont uniques (même si ce sont les mêmes personnes mais plus fatiguées ou moins, stressées, affamées, joyeuses, etc, etc…) et on réagit différemment.
    Moi, je mets ma fille (2,5 ans) au lit si elle ne peut pas se calmer, je lui donne son doudou et sa tétine. Je ne le fais pas souvent et elle accepte très bien ma décision, elle se calme rapidement, se repose quelques minutes et ensuite je vais la chercher, on se fait un gros bisou et voilà. Pour nous, le lit est un synonyme d’un lieu calme et pas de la punition.
    En général, moi, je suis un peu méfiante quant aux conseils, j’écoute mais pas sûr que j’applique à la lettre.
    Passe une bonne soirée Maryse!
    Alina Articles récents…Champignons en coquillage et rouleau de papier WCMy Profile

    • Oui ma petite fan, il faut agir suivant son instinct et sa vision et si tu réussie avec ta puce à gérer ses colères de cette façon et bien tant mieux, c’est ce qui compte et oui ne pas suivre à la lettre les écrits, juste prendre ce que l’on à envie de prendre 🙂

      Bon samedi 🙂

      Bisous

  5. Tres intéressant !
    .Au mois de juin j ai assisté a une conférence sur la douce violence et tres enrichissant , une qui nous as beaucoup frapper c est celle d un enfant qui tombe, on a toute tendance a dire  » releve toi ce n est pas grave » mais non pas pour lui si!
    Bonne journée à toi et merci pour ce partage

    • Merci Sandrine pour ton commentaire et oui nous avons tendance à faire de la douce violence sans nous en rendre compte, mais nous savons nous remettre en question quand il faut et agir suivant les enfants, découvrons , découvrons les visions et expériences sur les enfants et prenons ce qui nous convient pour faire un chouette travail 😉

      Bon samedi

  6. tu vois, je viens de vous lire, et on pourrait en parler longuement mais je suis entièrement d’accord, dans les livres et les soirées thématiques, il faut en prendre et en laisser, c’est vrai qu’il ne faut pas crier sur les enfants qui crient ou qui sont énervés, il faut leur parler calmement mais pas toujours facile (j’ai appris avec mes propres enfants quand ils étaient ados et je peux vous assurer que c’est plus efficace de parler calmement même si l’envie folle de leur dire tout ce qui vous passe par la tête est plus forte, enfin c’est mon expérience qui parle……..) pour les petits c’est pareil, l’anecdote « tu manges comme un cochon », qui ne l’a pas dit par contre, quand un enfant fait ou dit quelque chose de bien, il faut toujours penser à leur faire remarquer, c’est important, en formation, quand un enfant est en colère ou fait un caprice, il faut le garder dans la pièce où l’on se trouve même si ce n’est pas agréable, enfin tant d’autres choses pourraient être dites……………………………. bonne soirée, bisous !

    • Bonsoir belle Marie, ton commentaire dit tout 🙂 Moi aussi j’ai du mal à me contrôler avec mes ados-martiens et quand je cri, ils me répondent cri pas, mais là je leur répond, si je cri pas vous ne réagissez pas, oui cela arrive parfois, pas facile les relations 😉

      Bisous ma Marie

  7. Je note la référence du livre.

    As-tu lu les livres :

    « j’ai tout essayé  » de Isabelle Filliozat
    « éduquer sans punir  » de Thomas Gordon

    il y a des résumés sur bebe.net :

    http://bebe.net/astuces/psycho/comment-gerer-la-plupart-des-situations-de-crise-1955.html

    http://bebe.net/astuces/psycho/eduquer-sans-punir-1950.html

    Ils reprennent les mêmes idées que l’enfant ne fait pas de bêtises ou caprices, que l’on doit savoir écouter ses émotions. Thomas gordon montre comment établir une relation gagnant gagnant avec les enfants pour respecter les besoins de l’enfant et de l’adulte sans utiliser l’autoritarisme et les punitions qui ne servent à rien !
    aurélie (bebe.net) Articles récents…Alimentation bébé de 12 moisMy Profile

    • Non je n’ai pas lu ces livres, mais je reste assez septique sur le fait de ne pas donner de punition, je pense que cela est utile, pas de fortes punitions, mais il faut des limites pour l’enfant, à nous de découvrir les limites dont chaque enfant à besoin, merci pour le partage !!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge